Philippe Joseph Marie Caristie, souvent appelé Jean-Marie Caristie, est un ingénieur des Ponts et Chaussées, né le 12 décembre 1775 à Avallon et décédé le 10 octobre 1852 à Avallon. Il est principalement connu pour sa participation à la campagne d’Égypte menée par Napoléon Bonaparte et pour son rôle dans le développement des infrastructures en France.
Jeunesse et formation
Caristie intègre la première promotion de l’École polytechnique en 1794, ce qui lui permet de rejoindre l’expédition scientifique en Égypte. Son expertise en topographie et ingénierie lui vaut une place parmi les savants et ingénieurs qui accompagnent Bonaparte.
Expédition d’Égypte (1798-1801)
Lors de la campagne d’Égypte, Caristie se trouve dans la maison du général Caffarelli pendant la première révolte du Caire, mais parvient à s’échapper. Entre juillet 1800 et février 1801, il mène des études topographiques avec Martin, notamment dans la région du Fayoum, contribuant à la cartographie et à l’analyse des infrastructures hydrauliques.
Retour en France et carrière d’ingénieur
De retour en France, Caristie devient ingénieur en chef des Ponts et Chaussées pour le département du Vaucluse de 1804 à 1817. Il supervise plusieurs projets d’aménagement et de construction, contribuant au développement des infrastructures locales.
Famille et héritage
Caristie appartient à une famille d’architectes et d’ingénieurs renommés. Son frère, Auguste Caristie, est un architecte Prix de Rome, tandis que son fils, Charles-Auguste dit Martel Caristie, devient comédien pensionnaire à la Comédie-Française.
Reconnaissance et influence
Son travail en Égypte et en France témoigne de son engagement dans les sciences et l’ingénierie. Il reste un acteur clé de la cartographie et des infrastructures du début du XIXe siècle.



