Étienne Geoffroy Saint-Hilaire est un naturaliste français, né le 15 avril 1772 à Étampes et décédé le 19 juin 1844 à Paris. Il est reconnu pour ses travaux en zoologie, notamment sur l’unité du plan d’organisation des êtres vivants, et pour son rôle dans la campagne d’Égypte menée par Napoléon Bonaparte.
Jeunesse et formation
Issu d’une famille de juristes, Geoffroy Saint-Hilaire est d’abord destiné à une carrière ecclésiastique. Il étudie au Collège de Navarre, où il suit les cours de Mathurin Jacques Brisson, professeur d’histoire naturelle. Il fréquente également des scientifiques influents comme René Just Haüy, Antoine Lavoisier et Claude-Louis Berthollet.
En 1793, grâce à l’intervention de Bernardin de Saint-Pierre, il obtient un poste au Muséum national d’histoire naturelle, où il devient professeur de zoologie. Il joue un rôle clé dans la création de la ménagerie du Muséum, constituée d’animaux saisis dans des ménageries ambulantes et chez des émigrés.
Expédition d’Égypte (1798-1801)
En 1798, Geoffroy Saint-Hilaire rejoint la Commission des sciences et des arts qui accompagne Bonaparte en Égypte. Il intègre l’Institut d’Égypte, où il se spécialise en ichtyologie et étudie les poissons du Nil.
Durant l’expédition, il participe à la rédaction de la Description de l’Égypte, une œuvre encyclopédique qui documente les monuments et la faune égyptienne. Il collecte de nombreux spécimens et contribue à l’avancement des connaissances en anatomie comparée.
Retour en France et carrière scientifique
De retour en France en 1801, Geoffroy Saint-Hilaire reprend son enseignement au Muséum national d’histoire naturelle. Il publie plusieurs travaux sur les marsupiaux, les ornithorynques et les crocodiles. En 1808, Napoléon l’envoie à Lisbonne pour examiner des animaux exotiques reçus du Brésil.
En 1810, il est nommé professeur de zoologie à la Faculté des sciences de Paris. Il développe la théorie de l’unité du plan d’organisation, affirmant que tous les êtres vivants partagent une structure fondamentale modifiée par l’environnement.
Reconnaissance et controverses
En 1827, il reçoit à Marseille la girafe offerte à Charles X par le pacha d’Égypte et l’installe au Jardin des Plantes, où elle attire les visiteurs jusqu’à sa mort en 1847.
Il entre en conflit avec Georges Cuvier, qui défend une approche plus rigide de la classification des espèces. Leur débat sur l’évolution et l’anatomie comparée marque l’histoire de la biologie.
Fin de vie et héritage
En 1833, Geoffroy Saint-Hilaire devient président de l’Académie des sciences. Il poursuit ses recherches jusqu’à sa mort en 1844.
Son travail influence les études en biologie et évolution, et son approche de l’unité du vivant préfigure certaines idées de Charles Darwin



