Jean-François Champollion, né le 23 décembre 1790 à Figeac et décédé le 4 mars 1832 à Paris, est un linguiste, historien et égyptologue français. Il est principalement reconnu pour avoir déchiffré les hiéroglyphes égyptiens, ouvrant ainsi la voie à l’égyptologie moderne.
Jeunesse et formation
Issu d’une famille modeste, Champollion montre très tôt un talent exceptionnel pour les langues anciennes. Son frère Jacques-Joseph Champollion, érudit et bibliothécaire, joue un rôle clé dans son éducation. À 11 ans, il apprend le latin, le grec, l’hébreu et l’arabe, puis se passionne pour l’égyptien ancien.
En 1804, il intègre le lycée impérial de Grenoble, où il approfondit ses connaissances linguistiques. À 16 ans, il présente un mémoire affirmant que le copte est la langue dérivée de l’égyptien ancien, une intuition qui sera cruciale pour le déchiffrement des hiéroglyphes.
Déchiffrement des hiéroglyphes
En 1807, Champollion obtient une copie de la pierre de Rosette, une stèle portant un même texte en trois écritures : hiéroglyphes, démotique et grec ancien. Il consacre 15 ans à son étude, s’appuyant sur les travaux du britannique Thomas Young, qui avait identifié des cartouches royaux.
Le 27 septembre 1822, il annonce devant l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres qu’il a percé le secret des hiéroglyphes. Il démontre que cette écriture combine signes phonétiques et idéographiques, révolutionnant la compréhension de l’Égypte antique.
Carrière et expédition en Égypte
En 1824, il publie son Précis du système hiéroglyphique, qui pose les bases de l’égyptologie moderne. En 1826, il est nommé conservateur des antiquités égyptiennes au Musée du Louvre.
En 1828-1829, il mène une expédition en Égypte, où il visite les temples et tombeaux pour confirmer ses découvertes. Il établit une chronologie des pharaons et traduit plusieurs inscriptions, consolidant son statut de père de l’égyptologie.
Mort et héritage
Affaibli par des années de travail intense, Champollion meurt prématurément à 41 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Son œuvre influence durablement les études sur l’Égypte antique et inspire les générations suivantes.



