Le siège de Jaffa, qui eut lieu du 3 au 7 mars 1799, opposa l’armée française dirigée par Napoléon Bonaparte aux forces ottomanes sous le commandement de Djezzar Pacha. Cet affrontement fut l’un des épisodes les plus marquants de la campagne d’Égypte, permettant aux Français de prendre le contrôle d’un port stratégique en Palestine.
Contexte historique
Après la victoire des Pyramides en juillet 1798, Napoléon poursuivit son avancée en Égypte, mais dut faire face à une résistance ottomane. En février 1799, il décida de marcher vers la Syrie, où les Ottomans regroupaient leurs forces. Jaffa, ville fortifiée et centre commercial majeur, représentait un objectif stratégique pour sécuriser la route vers Saint-Jean-d’Acre.
Déroulement du siège
Positionnement des forces
L’armée française comptait environ 10 000 soldats, tandis que les Ottomans alignaient 5 000 hommes et 50 canons.
L’attaque française
Le 3 mars 1799, l’avant-garde de Jean-Baptiste Kléber arriva devant les murs de Jaffa. Les divisions de Bon et Lannes encerclèrent la ville, tandis que l’artillerie française bombarda les fortifications.
La prise de la ville
Après plusieurs jours de combats, les Français pénétrèrent dans Jaffa le 7 mars. Les troupes ottomanes furent massacrées, et environ 2 440 à 4 100 prisonniers furent exécutés sur ordre de Napoléon.
Conséquences du siège
Impact militaire et politique
La victoire française eut des conséquences majeures :
- Jaffa devint un point stratégique pour la campagne de Syrie.
- Les Ottomans furent affaiblis, facilitant l’avancée vers Saint-Jean-d’Acre.
- Le massacre des prisonniers ternit l’image de Napoléon auprès des populations locales.
Postérité
Cet événement fut immortalisé par le peintre Antoine-Jean Gros, qui représenta Napoléon visitant les pestiférés de Jaffa dans une œuvre exposée au musée du Louvre.



